Enrique Metinides
The Man Who Saw Too Much

  • États-Unis, Mexique
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  • 88'
Enrique Metinides | The Man Who Saw Too Much
Bande annonce Essayer 7 jours

Résumé

The Man Who Saw Too Much est un film sur la fragilité. Il raconte l’histoire d’un homme obsédé par la photographie d’accidents, qui a découvert dans le destin des autres une manière de se relier à la vie. Sa passion pour le cinéma américain et mexicain a façonné son regard : lorsqu’il séchait l’école pour aller au cinéma, il photographiait l’écran, puis ressortait à la lumière en cherchant dans le réel un équivalent à ce qu’il avait vu, comme s’il tentait de faire communiquer ces deux mondes. C’était un enfant privé d’enfance qui, devenu adulte, s’est mis à collectionner des jouets, comme s’il avait vécu sa vie à rebours. Un enfant au regard d’adulte. 

À travers les traces de Metinides et le travail de la photographie de faits divers contemporaine, nous découvrons Mexico, saisie à travers une succession d’accidents et de scènes de crime. Aujourd’hui presque reclus chez lui, effrayé par le monde extérieur, le photographe nous ouvre les portes de sa maison, véritable archive de sa mémoire : on y trouve des collections de photographies et d’albums rassemblant des images de catastrophes du monde entier, des camions de pompiers miniatures, des ambulances-jouets, des représentations de la Vierge de Guadalupe et des grenouilles, autant de porte-bonheur. 

C’est aussi le portrait d’un visage fascinant, aux accents hitchcockiens : un visage que la caméra affronte sans cesse dans une obscurité presque totale, comme si son regard à travers l’objectif pouvait révéler quelque indice psychologique sur ce qui pousse un homme à consacrer sa vie à documenter la mort. Plus nous cherchons à le comprendre, plus nous reconnaissons en nous-mêmes cette fascination troublante pour les accidents ; et plus nous comprenons que nous aussi, nous sommes peu à peu happés par le regard de Metinides.

Ce que vous allez découvrir dans ce film

Un Weegee mexicain • une vie consacrée à la photographie de faits divers • la nota roja ou la presse de caniveau mexicaine • des images toujours plus crues pour un voyeurisme sans limite • des tabloïds aux plus grands musées du monde

Il faut des nerfs solides et de la patience pour faire ces images… un caractère spécial. 
Le photographe rend compte des choses telles qu’elles sont. Mais parfois, on ne publie pas ces photos. Parce que les gens ne le supporteraient pas. Le pays ne le supporterait pas. Aujourd’hui que la situation est pire, mieux vaut ne pas savoir.
Oscar Wilde disait que l’on pouvait juger un pays à ses prisons, je crois qu’on peut aussi le dire de sa presse. Au Mexique, la presse a toujours été plus crue, plus visuelle, bien plus que la presse à sensation new-yorkaise des années 1940.
Personne ne veut voir sa douleur exposée au public. On aimerait la garder pour soi, sinon la douleur ne s’efface jamais.
Ils vivent en exploitant la peine des inconnus.
Je ne me considère ni photographe, ni journaliste. Je ne sais pas comment me définir.

Des documentaires sur la photographie, et sur celles et ceux qui la font. 
Vous pouvez essayer gratuitement pendant 7 jours.

Ce qu’on y trouve

Des portraits de photographes, des noms que tout le monde connaît et d’autres qu’on découvre ici. Des films sur la rue, la guerre, la mode ou le portrait, sur le tirage et les procédés anciens. Sur les métiers de la photographie aussi. Et puis des suggestions pour aller plus loin, avec des focus, des articles, des entretiens, des bibliographies.

Une petite équipe indépendante

Les documentaires sur la photographie passaient peu à la télévision, et presque pas sur les plateformes. On a créé The Darkroom Rumour pour leur donner un endroit à eux. Nous sommes une petite équipe, et nous choisissons chaque film nous-mêmes, sans chapelle.

Inspirez votre photographie

Dans ces films, on voit des photographes au travail, sur le terrain comme dans la chambre noire. Si vous photographiez, vous en repartirez souvent avec une idée à essayer. Si vous aimez seulement regarder les images, vous les verrez peut-être autrement.

Comment ça marche

Les films se regardent en ligne, partout dans le monde, sur ordinateur, tablette ou téléphone, et sur la télévision en y affichant l’écran de votre téléphone ou de votre ordinateur. Tous sont proposés en français et en anglais, sans publicité. Les nouveautés sortent en fin de semaine, le samedi ou le dimanche. L’essai dure 7 jours, et si vous arrêtez avant le 8e jour, vous ne payez rien.

The Darkroom Rumour sur un téléviseur, un ordinateur, une tablette et un téléphone
Commencer votre essai gratuit

Pour aller plus loin

Bibliographie sélective

• Enrique Metinides et Trisha Ziff, 101 Tragedies of Enrique Metinides, Aperture, 2012 (en anglais). Bibliothèques

• Susan Sontag, Devant la douleur des autres, Christian Bourgois, 2003. Bibliothèques

• Susan Sontag, Sur la photographie, Christian Bourgois, 1993. Bibliothèques

• Georges Didi-Huberman, Images malgré tout, Les Éditions de Minuit, 2003. Éditeur · Bibliothèques

• Charlotte Cotton, La photographie dans l'art contemporain, Thames & Hudson, 2015. Bibliothèques

En ligne

• Enrique Metinides, exposition, Les Rencontres d'Arles, 2011.

• Enrique Metinides, Fondation Francès.

• La Mort dans l'objectif, Glenn Cloarec, Vice, 2016.

• Régimes scopiques d'une nouvelle guerre : photographies de mareros dans la note rouge de l'après-guerre au Guatemala, Luis Bedoya, Encartes, 2024.

• Devant la douleur des autres, Susan Sontag, Florent Le Demazel, Débordements, 2012.