Résumé
Rien ne destinait Michael Kenna à devenir photographe. Issu d’une famille ouvrière et dernier d’une fratrie de six enfants, sa vocation fut d’abord religieuse. Mais après sept années de séminaire, il renonce à l’idée de devenir prêtre et s’oriente vers une école d’art, où il découvre la photographie. Il retrace dans ce film l’évolution de son parcours, depuis son travail de photographe publicitaire pour l’industrie automobile jusqu’à l’affirmation progressive de sa pratique artistique. Des usines de Detroit aux jardins de Versailles, en passant par les paysages hivernaux d’Hokkaïdo, où il se rend en pèlerinage chaque année, ses images frappent par leur poésie graphique : un noir et blanc atmosphérique, des jeux de contrastes entre lumière et formes, parfois aux limites de l’abstraction. Un langage visuel singulier, nourri par une curiosité insatiable. Celle, dit-il, d’un « éternel adolescent ».
Ce que vous allez découvrir dans ce film
D’une vocation religieuse à créative • L’équilibre entre une pratique commerciale et artistique • Être au bon endroit au bon moment • Le regard de l’éternel adolescent • Poésie du noir et blanc • Photographie de nuit et poses longues • Dualité géométrique et organique • Minimalisme atmosphérique • L’hiver à Hokkaido en pèlerinage • L’enchantement du monde
Pour aller plus loin
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• Anne Biroleau (dir.) – Michael Kenna : rétrospective, BnF éditions, 2009. (Français / anglais) – Le catalogue de référence de la rétrospective BnF, utile pour comprendre l’arc complet de son œuvre et de son parcours.
• Michael Kenna – Le Nôtre’s Gardens, RAM Publications, 1999. (Anglais / français) – Autour des jardins (dont Versailles) : une porte d’entrée très juste vers son minimalisme et son sens du temps long.
• Michael Kenna – Hokkaido, Nazraeli Press, 2006. (Anglais / japonais) – Le livre-clé sur ses hivers à Hokkaidō : poses longues, silence, et formes à la limite de l’abstraction.
• Michael Kenna, James Steward – Rouge, Prestel, 2016. (Anglais) – Les usines près de Detroit comme matière poétique : industrie, brume, géométries, et noir et blanc atmosphérique.
• Françoise Reynaud (dir.), Michael Kenna – Arbres : Trees, Skira Paris, 2022. (Français / anglais) – Pour prolonger la dimension contemplative de son regard, entre matière organique et structure géométrique.
Michael Kenna, le photographe qui capte le temps suspendu – Télérama – article. Un portrait critique qui insiste sur le Japon, la lenteur, et la façon dont Kenna travaille avec le silence et la durée.
« Si je devais photographier un seul pays, ce serait la France » – L’Obs – interview. Kenna parle de la France (et de Paris), de sa discrétion, et de ce qu’il cherche dans un paysage.
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